Marche du RHDP: Des infiltrés, membres de la sécurité présidentielle, arrêtés
L’Inter-27/1/2010
Les dernières consignes de Djédjé Mady avant la marche
Des bibles sur le chemin des marcheurs
Tout sur l’ambiance qui a prévalu pendant la marche
Il est 8h 10 du matin quand nous entrons au siège du Pdci-Rda. La vue des couchettes de fortune nous indique que des militants y ont passé la nuit. Parmi eux, les vieilles personnes, surtout des femmes. A 8h 30, les jeunes de l’opposition commencent à pointer du nez. Il faut attendre 9h pour voir les militants affluer véritablement au lieu du rendez-vous. C’est à cette heure que les ballets incessants de minicars à bord desquels ils se trouvent, commencent devant le siège du Pdci. 40mn après, le mercure monte. Des militants viennent d’épingler trois individus à bord d’un taxi compteur qu’ils suspectent d’être des infiltrés à la solde du pouvoir. Une fouille minutieuse du taxi permet de découvrir, selon des responsables de jeunesse, trois armes automatiques, des bons d’essence, des badges d’école militaire et un émetteur radio de la police nationale. Si nous avons pu apercevoir les badges, les bons d’essence et l’émetteur radio, ce ne fut pas le cas pour les armes qui, dit-on, auraient été remises à la police. Mais dès que les suspects sont arrêtés, le Gal Ouassenan Koné, membre du bureau politique du Pdci chargé de la sécurité, monte au créneau. Accompagné du secrétaire à l’organisation de l’Udpci, Jean Blé Guirao, le Gal Ouassenan saisit les éléments de la police nationale stationnés à côté du siège du Pdci. Entre-temps, comme une traînée de poudre, la nouvelle de l’arrestation des infiltrés se repend, provoquant du coup l’ire des militants qui se ruent sur le taxi compteur qu’ils cabossent, qui avec un gourdin, qui avec une pierre. Ensuite, le véhicule, mis en épave, est déplacé de force à l’intérieur du siège du Pdci pour être gardé comme « une pièce à conviction », à l’instar de l’émetteur radio et des pièces récupérées avec les trois infiltrés. La tension baisse. . Les infiltrés tabassés Juste pour quelque temps. Après une trentaine de minutes, elle remonte de plus belle. En fait, un autre individu, présenté aussi comme un infiltré, est épinglé avec une arme à feu. Il est dans de beaux draps puisqu’il reçoit, séance tenante, la punition infligée en pareille circonstance, c’est-à -dire un déluge de coups. Ensanglanté, il est conduit dans l’enceinte du siège « pour être interrogé ». Dès lors, les militants décident d’ouvrir une chasse aux infiltrés. Qui va s’avérer payante puisqu’un cinquième individu, présenté par la suite comme un membre de la sécurité présidentielle, est démasqué. Il était, disent les militants qui l’ont arrêté, en compagnie d’un autre, celui-là plus costaud et reconnu comme le dénommé Maho, bien connu des fichiers de la sécurité présidentielle. Ce dernier a eu la vie sauve grâce à la puissance de ses jambes. En effet, selon les informations que nous avons pu recouper sur place, des militants auraient entendu une communication de Maho, dans laquelle il annonçait l’arrestation de son collègue infiltré. Ces militants décident alors d’arrêter Maho lui-même, qui a eu le flair de prendre la tangente, poursuivis par une meute de militants déchaînés. C’est que Maho ne voulait pas subir le même sort que son collègue qui lui, a eu moins de chance. Ce dernier a reçu, en notre présence, une avalanche de coups, avant d’être conduit, le visage boursouflé, dans l’enceinte du siège du Pdci. Après quelques minutes « d’interrogatoire », l’infortuné membre de la sécurité présidentiel est relâché, sous les menaces des militants. C’est dans cette atmosphère surchauffée que le président du directoire du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le Pr. Alphonse Djédjé Mady, apparaît. Muni d’un mégaphone, il invite les jeunes à ne pas céder à la provocation.
Une atmosphère tendue A partir de 11h10mn, les militants sont priés de se regrouper devant le siège du Pdci. 11h20mn, une foule estimée à près de 5000 personnes, selon la Police nationale, se met en branle. Munis de pancartes aux termes évocateurs, les marcheurs prennent la direction de la Rti. La sécurité civile chargée de l’encadrement, débordée, s’affole. Elle a du mal à canaliser les militants qui couraient plus qu’ils ne marchaient. La méthode d’encadrement est revue et les militants reprennent la marche sur un rythme normal, dans la discipline. Marche ponctuée de petits meetings au cours desquels des leaders de jeunesse galvanisent les militants. Sur le boulevard de France, juste au niveau de l’ancien marché de Cocody, les marcheurs découvrent des bibles laissées sur leur parcours. Renseignements pris, il s’agit d’une action de l’Intercesseur pour la Côte d’Ivoire (IPCI), une structure chrétienne dirigée par Soumah Yadi. C’est aussi, selon d’autres personnes, une manière pour les responsables de l’IPCI de sensibiliser la foule. Qu’à cela ne tienne, les militants, au niveau de l’église Saint Jean, bifurquent vers le siège de la télévision nationale, en passant devant la cité rouge. Un point sensible, puisque là , vivent des étudiants, membres de la Fesci et acquis à la cause du chef de l’Etat. Heureusement, à ce niveau, les choses se passent plutôt bien et les marcheurs poursuivent leur chemin. Au carrefour Sogefhia, sur le boulevard Latrille, les marcheurs marquent une pause, comme convenu dans le « contrat de la marche ». Quelques minutes plus tard, la foule, déchaînée, dépasse la limite qui lui est prescrite et fonce sur l’impressionnant dispositif sécuritaire des Forces régulières déployées à une cinquantaine de mètres d’elle. Chacun retient son souffle. Mais, grâce à la ténacité des jeunes commis à la sécurité, la foule stoppe à cinq mètres de la barrière de sécurité des Fds. Les militants et les forces régulières sont, cette fois-ci, face à face. Avec quelquefois, des petites poussées de fièvre. Sans plus. Du matériel de sonorisation est aussitôt installé et des leaders de jeunesse, notamment le président des jeunes du Pdci, Kouadio Konan Bertin, galvanisent la foule. Quelques instants après, les quatre leaders de jeunesse de l’opposition, accompagnés de quelques responsables de leurs partis politiques respectifs, pénètrent dans l’enceinte du siège de la télévision nationale. Pour la remise, au Dg de la Rti, d’une motion de protestation contre, disent-ils, le traitement inéquitable de l’information.
Y.DOUMBIA Légende : Cet infiltré a eu de la chance, puisqu’il a failli se faire tuer par les militants déchaînés
S/S Infiltrés Des infiltrés, membres de la sécurité présidentielle, arrêtés • Les dernières consignes de Djédjé Mady avant la marche • Des bibles sur le chemin des marcheurs • Tout sur l’ambiance qui a prévalu pendant la marche
Comme annoncée, la marche des jeunes de l’opposition ivoirienne sur la Rti a eu lieu, hier mardi 26 janvier à Cocody, dans une folle ambiance. Récit d’une journée sensible
Il est 8h 10 du matin quand nous entrons au siège du Pdci-Rda. La vue des couchettes de fortune nous indique que des militants y ont passé la nuit. Parmi eux, les vieilles personnes, surtout des femmes. A 8h 30, les jeunes de l’opposition commencent à pointer du nez. Il faut attendre 9h pour voir les militants affluer véritablement au lieu du rendez-vous. C’est à cette heure que les ballets incessants de minicars à bord desquels ils se trouvent, commencent devant le siège du Pdci. 40mn après, le mercure monte. Des militants viennent d’épingler trois individus à bord d’un taxi compteur qu’ils suspectent d’être des infiltrés à la solde du pouvoir. Une fouille minutieuse du taxi permet de découvrir, selon des responsables de jeunesse, trois armes automatiques, des bons d’essence, des badges d’école militaire et un émetteur radio de la police nationale. Si nous avons pu apercevoir les badges, les bons d’essence et l’émetteur radio, ce ne fut pas le cas pour les armes qui, dit-on, auraient été remises à la police. Mais dès que les suspects sont arrêtés, le Gal Ouassenan Koné, membre du bureau politique du Pdci chargé de la sécurité, monte au créneau. Accompagné du secrétaire à l’organisation de l’Udpci, Jean Blé Guirao, le Gal Ouassenan saisit les éléments de la police nationale stationnés à côté du siège du Pdci. Entre-temps, comme une traînée de poudre, la nouvelle de l’arrestation des infiltrés se repend, provoquant du coup l’ire des militants qui se ruent sur le taxi compteur qu’ils cabossent, qui avec un gourdin, qui avec une pierre. Ensuite, le véhicule, mis en épave, est déplacé de force à l’intérieur du siège du Pdci pour être gardé comme « une pièce à conviction », à l’instar de l’émetteur radio et des pièces récupérées avec les trois infiltrés. La tension baisse. . Les infiltrés tabassés Juste pour quelque temps. Après une trentaine de minutes, elle remonte de plus belle. En fait, un autre individu, présenté aussi comme un infiltré, est épinglé avec une arme à feu. Il est dans de beaux draps puisqu’il reçoit, séance tenante, la punition infligée en pareille circonstance, c’est-à -dire un déluge de coups. Ensanglanté, il est conduit dans l’enceinte du siège « pour être interrogé ». Dès lors, les militants décident d’ouvrir une chasse aux infiltrés. Qui va s’avérer payante puisqu’un cinquième individu, présenté par la suite comme un membre de la sécurité présidentielle, est démasqué. Il était, disent les militants qui l’ont arrêté, en compagnie d’un autre, celui-là plus costaud et reconnu comme le dénommé Maho, bien connu des fichiers de la sécurité présidentielle. Ce dernier a eu la vie sauve grâce à la puissance de ses jambes. En effet, selon les informations que nous avons pu recouper sur place, des militants auraient entendu une communication de Maho, dans laquelle il annonçait l’arrestation de son collègue infiltré. Ces militants décident alors d’arrêter Maho lui-même, qui a eu le flair de prendre la tangente, poursuivis par une meute de militants déchaînés. C’est que Maho ne voulait pas subir le même sort que son collègue qui lui, a eu moins de chance. Ce dernier a reçu, en notre présence, une avalanche de coups, avant d’être conduit, le visage boursouflé, dans l’enceinte du siège du Pdci. Après quelques minutes « d’interrogatoire », l’infortuné membre de la sécurité présidentiel est relâché, sous les menaces des militants. C’est dans cette atmosphère surchauffée que le président du directoire du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le Pr. Alphonse Djédjé Mady, apparaît. Muni d’un mégaphone, il invite les jeunes à ne pas céder à la provocation.
Une atmosphère tendue A partir de 11h10mn, les militants sont priés de se regrouper devant le siège du Pdci. 11h20mn, une foule estimée à près de 5000 personnes, selon la Police nationale, se met en branle. Munis de pancartes aux termes évocateurs, les marcheurs prennent la direction de la Rti. La sécurité civile chargée de l’encadrement, débordée, s’affole. Elle a du mal à canaliser les militants qui couraient plus qu’ils ne marchaient. La méthode d’encadrement est revue et les militants reprennent la marche sur un rythme normal, dans la discipline. Marche ponctuée de petits meetings au cours desquels des leaders de jeunesse galvanisent les militants. Sur le boulevard de France, juste au niveau de l’ancien marché de Cocody, les marcheurs découvrent des bibles laissées sur leur parcours. Renseignements pris, il s’agit d’une action de l’Intercesseur pour la Côte d’Ivoire (IPCI), une structure chrétienne dirigée par Soumah Yadi. C’est aussi, selon d’autres personnes, une manière pour les responsables de l’IPCI de sensibiliser la foule. Qu’à cela ne tienne, les militants, au niveau de l’église Saint Jean, bifurquent vers le siège de la télévision nationale, en passant devant la cité rouge. Un point sensible, puisque là , vivent des étudiants, membres de la Fesci et acquis à la cause du chef de l’Etat. Heureusement, à ce niveau, les choses se passent plutôt bien et les marcheurs poursuivent leur chemin. Au carrefour Sogefhia, sur le boulevard Latrille, les marcheurs marquent une pause, comme convenu dans le « contrat de la marche ». Quelques minutes plus tard, la foule, déchaînée, dépasse la limite qui lui est prescrite et fonce sur l’impressionnant dispositif sécuritaire des Forces régulières déployées à une cinquantaine de mètres d’elle. Chacun retient son souffle. Mais, grâce à la ténacité des jeunes commis à la sécurité, la foule stoppe à cinq mètres de la barrière de sécurité des Fds. Les militants et les forces régulières sont, cette fois-ci, face à face. Avec quelquefois, des petites poussées de fièvre. Sans plus. Du matériel de sonorisation est aussitôt installé et des leaders de jeunesse, notamment le président des jeunes du Pdci, Kouadio Konan Bertin, galvanisent la foule. Quelques instants après, les quatre leaders de jeunesse de l’opposition, accompagnés de quelques responsables de leurs partis politiques respectifs, pénètrent dans l’enceinte du siège de la télévision nationale. Pour la remise, au Dg de la Rti, d’une motion de protestation contre, disent-ils, le traitement inéquitable de l’information.
Y.DOUMBIA Légende : Cet infiltré a eu de la chance, puisqu’il a failli se faire tuer par les militants déchaînés
COULISSES
Les femmes dament le pion aux hommes Le moins qu’on puisse dire, c’est que les femmes ont damé le pion aux hommes, en terme d’ambiance. Hier au siège du Pdci, nous avons pu apercevoir la présidente des femmes du Rdr et de l’Udpci, ainsi que les représentantes des femmes du Pdci et du Mfa galvaniser leurs troupes
Tous en tenue de sport et en jeans Le Gal Ouassenan Koné, le député Adjoumani, le ministre Guikahué, les responsables des partis politiques se sont tous mis en survêtement et en jeans pour la marche, avant de s’éclipser par la suite.
Le show des militants Les militants ont chanté et dansé au siège du Pdci. Par petits groupes, ils faisaient le show, chacun avec sa méthode.
La bagarre des journalistes C’est à un véritable combat de titans qu’on a assisté hier. Les journalistes étaient obligés de donner de la voix et souvent se bousculer pour pouvoir être acceptés dans l’aire de sécurité. Pour des raisons de sécurité, on demandait qu’une trentaine de journalistes seulement aient accès à la RTI, alors que toute la presse nationale et internationale était mobilisée.
La frayeur des hommes de média A un moment donné, la tension montait et les esprits s’échauffaient. On a même pensé que les jeunes du RHDP allaient forcer la barrière qui leur avait été imposée par la police nationale. De vives disputes faisaient dire à certains qu’on serait gazé. Les journalistes, qui ne se sentaient vraiment pas en sécurité, se sont retirés dans un endroit, qui n’inspirait pas confiance.
Fouilles minutieuses Avant d’entrer à la RTI, avant la marche, les visiteurs étaient soumis à des fouilles corporelles effectuées par des éléments de la gendarmerie nationale postés en grand nombre devant et à l’intérieur de la cour de la RTI. Les véhicules étaient soumis à un contrôle plus strict.
Une sélection de Y.DOUMBIA et de Hervé KPODION

chapeau a tout ceux qui ont le courage pour la marche. ce n’est que le debut de la fin d’un regime dictatorial. que ble la machette se rassure que cette jeunesse en as mare d’eux et de son chef de mama. s’il sortait il allait prendre drap. c’est finis ca. j’espere que croitrer chez eux ils ont compris que cette jeunesse est exasperers. qui d’entre nous pas soulever les 2 doights en son temps. mais c’etais mal connaitre la signification de ce V= voleur, voyoux,vandal….
mais ce n’est que le debut de la fin de votre regne et j’espere que chacun a repertorier ou ils se cacheras car nous allons vous chatiers.
Comment by soumaya — 27/01/2010 @ 08:16
LE PRESIDENT GBAGBO EST ALLE, PLACE 800 MILLIARDS VOLE AUX IVOIRIENS, DANS LES BANQUES EQUATO- GUINEEN. ET CELA, C’EST UN BANQUIER SUD AFRICAIN QUI LA REVELER AU JOURNAL DE SOWETO NEWS. CAR CE DERNIER, AURAIT ETE ROULER DANS L’AFFAIRE PAR KOUDOU GBAGBO. ET LE MEME JOURANAL D’AJOUTER QUE LE PRESIDENT GBAGBO SERAIT LE PROPRIETAIRE DE 5000 MILLES VILLA EN CONTRUCTIONS, DANS LA VILLE DU CAP. AVEC CETTE INFORMATION ,COMMENT VOULEZ VOUS QUE NOUS CONTINUIONS A SUPPORTER LE PRESIDENT GBAGBO ? PENDANT QUE NOUS MOURRONS ICI, LUI VOLE L’ARGENT DU PEUPLE, ET VA L’INVESTIR AILLEURS ? VRAIMENT JE SUIS DECU DU PRESIDENT GBAGBO . REGARDER LA SOUFRANCE DU PEUPLE, ET LUI LE PRESIDENT PILLE DES MILLIARDS AUX IVOIRIENS, POUR ENSUITE L’INVERTIR AILLEURS QUE DANS NOTRE PAYS, VRAIMENT C’EST DEGOUTANT !
Répondre à ce message
Comment by gnèzĂ© — 27/01/2010 @ 15:59
La prochaine fois il faut égorger vif ces infiltrés koudouistes de malédiction et sans pitié.
Comment by Gogoua — 27/01/2010 @ 16:04
Quand on regarde la figure des infiltrés ils ressemblent tous au maitre chien Tagro. Des malheureux au pouvoir.
Comment by Zèret — 27/01/2010 @ 17:16
Vous avez marché et après ?
Comment by Adama BlintchĂŞ — 27/01/2010 @ 21:57
M. ZĂ©ret a Ă©crit:”Quand on regarde la figure des infiltrĂ©s ils ressemblent tous au maitre chien Tagro. Des malheureux au pouvoir.”
A quoi ressemble-t-il M. ADO lorsqu´on le regarde de trés prês ?
Réponse: Aux autres Ouédraogo Dramane du Burkina.
Comment by Adama BlintchĂŞ — 27/01/2010 @ 21:59