Présentation de ‘’Mémoire d’une tombe’’Tiburce dénonce la gourmandise des Chefs d’Etat africains
Le Mandat-2/7/2010
La salle des ‘’Pas perdus’’ du Conseil Economique et Social a abrité le mercredi 30 juin dernier, la cérémonie de présentation de l’ouvrage de Tiburce Koffi, intitulé, ‘’Mémoire d’une tombe’’.
‘‘Mémoire d’une tombe’’ de Tiburce Koffi, artiste musicien, écrivain et journaliste, est un ouvrage qui a remporté l’édition 2009 du ‘’Prix Ivoire’’ de la littérature africaine. Au cours de la présentation de l’œuvre, l’auteur a appelé au travail, en critiquant violemment les dirigeants du régime actuel éclaboussés par une affaire de corruption et de détournement de deniers publics « Houphouët aimait le travail. Mais ce que je reproche à ceux d’aujourd’hui, c’est de célébrer l’argent. Ils ne travaillent pas mais ils volent » a-t-il fermement dénoncé avec le verbe qu’on lui connait. Il a même levé un coin de voile sur tous les Chefs d’Etat africains qui persistent à rester au pouvoir bien qu’ils n’aient plus rien à apporter au peuple. Ils convoitent le pouvoir et lorsqu’ils sont portés à la tête de leur pays, ils ne veulent plus s’en aller après qu’ils ont terminé leur mandat. Inscrite avec brio dans la trame d’une épopée, l’œuvre de Tiburce Koffi, ‘’Mémoire d’une tombe’’, surpasse la fiction romanesque pour relater l’histoire d’un homme qui a épousé la légende. Celle de Thomas Sankara, capitaine de l’armée voltaïque assassiné le 15 octobre 1987 à l’issue d’un coup d’Etat. Une histoire masquée à travers des personnages tels Kansar, Iboudo, Mimira, Ko Ngouêamoin… et d’un pays nommé Yalêklo. Le pays « de la pauvreté qui n’en finissait pas de lutter contre la honte de paraître nu au bal des nations, ce pays qui n’en finissait pas de (…) rêver d’être autre chose qu’un pays de grand sable ». C’est un ouvrage de 514 pages qui s’inscrit dans la veine de l’idiot, selon Henri N’koumo. M. Venance Kacou, Président Directeur Général du groupe Nei/Ceda, a indiqué que ce livre aborde les situations de la vie sans tabou, sans hypocrisie. C’est pourquoi, il a tenu à féliciter l’auteur pour sa contribution à l’enrichissement de la littérature africaine.
Adèle Kouadio
(Ph : Mélèdje )
Avènement des nouvelles technologies
Les bibliothèques désertées
Les bibliothèques sont parmi les grands centres de diffusion du savoir et de construction de la pensée à côté des établissements d’enseignement scolaires. Depuis toujours en effet, elles ont existé pour la formation et l’information des populations. Mais depuis l’avènement de l’Internet, presque tous les élèves et étudiants se passent des bibliothèques dans leurs recherches. Prenant en compte les mutations sociologiques étroitement liées aux mutations technologiques, les systèmes d’information n’ont de cesse de transformer la nature des prestations qu’elles offrent à leurs clients, allant des méthodes traditionnelles, en passant par les procédés analogiques pour aboutir aux formules numériques de nos jours. En Côte d’Ivoire, la préoccupation soulevée par la relation des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (Ntic) et des bibliothèques, nous a permis de jeter un regard vers les systèmes d’information de certains organismes internationaux : Bibliothèque nationale, Ambassade des Etats-Unis, Centre Culturel Français, Institut Goethe, Bibliothèque de l’Agepe (Agence d’Etude et de Promotion de l’Emploi), Institut Africain pour le développement Economique et Social (Inades), etc. L’usage des Ntic dans ces sphères d’information, résulte de projets pensés et soutenus par les décideurs aux fins d’améliorer les services offerts par ces systèmes. Basé sur le principe de la satisfaction sociale des besoins, le besoin d’information ne peut être satisfait à l’heure actuelle sans prendre en compte les Ntic. Or, c’est précisément cet outil qui fait défaut dans les bibliothèques publiques ivoiriennes. Pourtant, il est plus intéressant aux personnes qui désirent avoir une information de se référer aux livres, aux documents dans les bibliothèques afin d’en préciser la source. Quand bien même que l’internet est un moyen rapide de recherche, il n’est pas aussi aisé d’y avoir des informations fiables pour les personnes qui ne maîtrisent pas l’outil informatique. Plus on est concentré à se documenter dans les bibliothèques, plus on améliore sa grammaire et son vocabulaire au lieu de faire du ‘’copié collé’’ rapide. Quoiqu’il en soit, on ne peut plus se passer des Nouvelles Technologies de l’Informations. Ainsi, elles doivent s’allier aux Bibliothèques pour retenir les élèves et étudiants dans ces lieux.
Adèle Kouadio
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