BBC-2/4/2012
Le capitaine Amadou Sanogo, s’est engagé à “rétablir” la constitution de 1992 et les “institutions républicaines” dans un communiqué lu dans le camp militaire de Kati, d’où est partie la mutinerie alors que Tombouctou, attaquée le matin par les rebelles est tombée dans la journée.
Des témoins ont fait état de scènes de pillages, en particulier des bâtiments publics, dans plusieurs quartiers.
C’est la troisième ville après Kidal et Gao à être prise par les rebelles en trois jours dans le nord du pays, passé entièrement sous le contrôle de la rébellion touareg.
Des émissaires ont été envoyés pour essayer d’obtenir un cessez-le-feu, afin que “ceux qui sont chargés du rétablissement de l’ordre ou bien des négociations”, puissent travailler, a déclaré le capitaine Sanogo.
Promesse d’élection après une transitionLe capitaine Amadou Sanogo a annoncé la tenue d’une convention nationale à laquelle participeraient les forces vives du pays.
Des consultations devraient permettre la mis en place d’organes de transition (dont la durée n’est pas précisée), en vue d’élections libres et démocratiques, a poursuivi le capitaine Amadou Sanogo.
Le leader de la junte a rappelé que les membres du CNDRE ne se présenteraient pas aux élections.
Il avait à ses côtés le ministre des Affaires étrangères burkinabè Djbrill Bassolé, arrivé samedi soir à Bamako, à la demande du président Compaoré, désigné médiateur dans la crise malienne par la CEDAO.
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest avait menacé d’imposer, à partir de lundi si l’ordre constitutionnel n’était pas rétabli, un embargo diplomatique et financier.
Samedi le président ivoirien Alassane Ouattara avait annoncé qu’une force d’intervention de 2.000 hommes était en “alerte”
Plusieurs groupes armés prennent part à l’offensive menée essentiellement par le MNLA et le groupe islamiste Ansar Dine du chef touareg Iyad Ag Ghaly.
Le MNLA a démenti la participation d’éléments d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) aux combats.


