BBC-3/4/2012
Les rebelles touareg dans le nord du Mali progressent vers le centre du pays au moment où la junte militaire au pouvoir est désormais soumise à un embargo de la Cédéao.
Après Kidal, Gao et Tombouctou, les rebelles semblent vouloir continuer leur offensive.
«des informations indiquent qu’il pouvait y avoir des mouvements d’approche des rebelles» près de Mopti, une ville au centre du Mali, au sud de Tombouctou que contrôlent désormais les islamistes d’Ansar Dine et d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Mopti est située à peu près à mi-chemin entre Bamako et Tombouctou, une des capitales du nord-Mali.
Henri de Raincourt a estimé que la capitale n’était pas menacée “pour le moment”, mais il n’a pas exclut la “possibilité” d’une tentative d’infiltration d’Aqmi jusqu’à Bamako.
Craignant pour leur vie, des centaines d’habitants de Mopti et de ses environs, incluant des militaires et leurs familles, ont quitté leurs domiciles dès lundi face à l’avancée des rebelles, selon des témoins.
L’armée semble à présent céder sur tous les fronts, et l’organisation des Etats de la région, la Cédéao, a décrété, lundi, un embargo total contre le Mali.
Il prévoit à la fois la fermeture des frontières de la région pour les marchandises (dont le carburant), la paralysie du système bancaire et d’autres mesures.
Les premiers effets de cet embargo sont apparus à Bamako avec la formation de files d’attente devant des stations essence par crainte de pénurie.
Les chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest ont de nouveau menacé lundi d’intervenir militairement au Mali.
La Cédéao a décidé « de la mise en place immédiate » de sa force militaire « d’attente ».
Le chef de la junte au pouvoir, le capitaine Amadou Sanogo a dit prendre acte de ces sanctions, rappelant cependant que « l’urgence est le recouvrement de l’intégrité territoriale » dans le nord.
La situation de crise au Mali doit faire l’objet, ce mardi, d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU.


